La mort n'est rien...(plus facile à lire qu'à entendre)
La mort n'est rien,
je
suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce
que j'étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi
comme vous l'avez toujours fait.
N'employez
pas un ton différent,
ne
prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez
à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
pensez
à moi,
priez
pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme
il l'a toujours été,
sans
emphase d'aucune sorte,
sans
une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le
fil n'est pas coupé.
Pourquoi
serais-je hors de vos pensées,
simplement
parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne
suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Canon Henry Scott-Holland (1847-1918)
Confession
1952, Picasso à Papini :
« Du moment que l'art n'est plus l'aliment qui nourrit les meilleurs,
l'artiste peut exercer son talent en toutes les tentatives de nouvelles
formules, en tous les caprices de la fantaisie, en tous les expédients
du charlatanisme intellectuel. Dans l'art, le peuple ne cherche plus
consolation et exaltation, mais les raffinés, les riches, les oisifs,
les distillateurs de quintessence cherchent le nouveau, l'étrange,
l'original, l'extravagant, le scandaleux. Et moi-même, depuis le cubisme
et au-delà, j'ai contenté ces maîtres et ces critiques, avec toutes les
bizarreries changeantes qui me sont passées en tête, et moins ils le
comprenaient et plus ils m'admiraient. A force de m'amuser à tous ces
jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-tête, rébus et
arabesques, je suis devenu célèbre et très rapidement. Et la célébrité
signifie pour un peintre : ventes, gains, fortune, richesse. Et
aujourd'hui, comme vous savez, je suis célèbre, je suis riche. Mais
quand je suis seul à seul avec moi-même, je n'ai pas le courage de me
considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce
furent de grands peintres que Giotto, le Titien, Rembrandt et Goya ; je
suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et a épuisé le
mieux qu'il a pu l'imbécillité, la vanité, la cupidité de ses
contemporains. C'est une amère confession que la mienne, plus
douloureuse qu'elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d'être
sincère4. »
Dan Biggar
Biggar vs Farrell
et je pèse mes mots !
Il existe aussi une version macarenaisée; incomplète et incompatible avec un open space.
The Biggarena !
On se croirait en été...
| Feutre, crayon de couleurs, scotch sur carton - 150 x 75 cm - Privé. |
Dessin sur carton aux feutres et crayons de couleur réalisé à quatre mains avec ma fille Josepha.




















































